Publié par : Franciscus Bordus | 1 mai 2012

Réponse judicieuse


 

 

Réponse judicieuse

 

 

Ce dont un poète parle importe moins que ce qu’il tait.

 

Ce qui a brûlé dans l’âtre importe moins que les bûches opaques, denses, noires, qui restent au milieu des flammes.

 

Ce sont elles dont la sève sifflera, chantonnera, craquera aux premières caresses de la salamandre !

 

Elles diront les souvenirs circulaires de tellement d’années d’une vie de chêne ! Les nœuds de leurs cœurs résisteront.

 

Ce qui est poésie dans les troncs printaniers, dans l’humus, dans les pierres, est irréductible même à l’irradiation solaire.

 

Insaisissable chant en langage d’oiseau, cœur dur comme celui des anges, il y a tout au fond du poème un cristal chiffré qui ne se livre pas.

 

Que ce soit un rubis brillant d’amour, l’aigue marine des mélancolies, l’améthyste couleur de chagrin, l’émeraude féconde, à la croisée des rayons infinis l’origine est muette.

 

Ce n’est pas espoir, ni désespoir, que tait le poète : c’est l’unité d’un monde qui s’émiette d’être dévoilée.

 

 

 


Responses

  1. A reblogué ceci sur Traversées.


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