Publié par : Xavier Bordes | 17 décembre 2012

caravanier – 18.


18. VIE COMPAGNE DE LENTEUR

.

Des monts bleus qui nous gouvernent

et des torrents qui cherchant une fin

qui est aussi la nôtre nous jugent

j’apprivoisai l’altitude rapace

.

Parmi vous fraternels ignorants

j’ai séjourné brisant le pain attentif

aux chants des gardiens du cellier

où d’ordinaire le silence doré s’épure

.

La plus belle m’a parlé la main

sur mon épaule La mienne autour de sa taille

Et sa beauté s’est achevée dans les hauts

d’un vaste lys ouvert dans la pénombre aux volets clos

.

Pierre sur pierre lenteur et feu au nid des vivants

Elle et moi nous avons partagé l’intangible

comme le tangible emprunté de la glaise navets

poireaux salade oseille cresson ou carottes

.

Ensemble nous avons changé de siècle

Moi conscient Elle tout de grâce dansante

qui se voulait mon navire aux varangues

de chair et d’os Affrontant les écumes d’étrave

.

Elle instiguait ma rêverie à saisir le sextant

faire le point sur les constellations du soir

montant dans l’infini de ses prunelles vertes

Où trouver plus insondable abîme de bonheur ?

.


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