Publié par : xavier bordes | 30 juin 2014

Insulaire


 

Insulaire

.

Né donc au sein d’une cité lointaine au bord de l’océan

te voici l’enfant d’une île et cette idée au fond me sourit

Tu auras des prunelles aux iris changeants comme les nues

de ton pays où pluie et soleil constamment se disputent

.

Tu parleras la langue du monde au point – je l’imagine –

de ne jamais pouvoir comprendre les poèmes dont tu es

le si joli prétexte Car déjà mon enfant la langue que je parle

est une langue morte obscure à mes contemporains

.

Cela n’a guère d’importance au demeurant puisque tu seras

aimé par ceux que j’aime et qui dureront heureusement

plus longtemps que moi Et confusément parfois te reviendra

l’image d’un très vieil homme dont tu ne sauras plus le nom

 

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