Publié par : xavier bordes | 28 décembre 2014

Ineffable


Ineffable

 

Pendant que tel un cactus

tu jouais les ascètes au coeur d’arènes désertes

que seulement fréquentent subterfuges et fatae morganae

la cascade arpégeait ses minutes irisées

la vie te frôlait et refrôlait telle une chatte qui réclame sa pitance !

.

Si glacial dans ton désert que des pierres fendues

giclaient mille étoiles mauves qui cristallisaient au ciel

et rarement retombaient en scintillants flocons d’alphabet

à vite organiser en vers avant qu’ils aient fondu

et que graines de lombrics la terre les ait bus

.

A présent tu ne t’inquiètes plus de poursuivre

la promesse azurée des mirages

Les reflets d’une inaccessible perfection si beaux qu’il soient

ne te désaltèrent plus

Ta soif est autre et pour tout dire inexplicable

Plus rien ne t’attache ici-bas hormis cet étrange Amour près de toi

qui toujours a souri sans sourire

et le mystère de sa beauté à qui l’on n’accède jamais vraiment.

 

 

 

 

 

 

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