Publié par : xavier bordes | 27 février 2016

Un ami de Pythagore


Un ami de Pythagore
.
Il ne redoutait pas le vent mais la fin du vent :
que ne volent plus jusqu’à lui les ailes du soleil
.
Il eût voulu que les cirrus soient une crème douce
propice à protéger la peau du ciel d’un bleu si pur
.
Pour lui le monde était un être jeune, un enfant,
un quasi-compagnon, pour ainsi dire consanguin
.
La courbe d’un ruisseau limpide sur de blancs
cailloux était à ses yeux une forme de sourire
.
L’argile douce à ses paumes, une chair complice
Les joncs hirsutes, une efflorescente pilosité
.
Une planche de caroubier aux veines belles
à caresser du pouce en toute leur longueur
.
lui semblait un signe d’amitié pour l’ébéniste
qu’il observait à l’atelier façonner des miracles
.
Le monde alors n’était que refrains bienveillants
dont les clartés tournaient comme feuilles au mistral
.
Un espoir toujours neuf frémissait obstinément
au coeur des frondaisons pensives des matins
.
Les prés développaient leur table d’émeraude
vers l’horizon tressé de mille vies mouvantes…

 

 

 

 

 

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