Publié par : xavier bordes | 21 avril 2016


Ironie du monde

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Ils s’adonnent au partage, autour du foyer dont jaillissent des spithes d’espoir vers la voûte étoilée, tandis que taciturne, le vieillard solitaire s’enfonce aux roseaux de la nuit.

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Ce ne sont pas des papyrus d’Égypte, pourtant leurs froissements de feuilles sèches font le même chuchotis, sous le regard de la pleine lune qui pince leurs plumeaux argent.

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Même après la disparition de toute présence humaine, ils continueront d’être la voix du vent horizontal, à la manière d’un écho prolongé, tardif, qui revient d’aussi loin que le ciel.

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Sur le lieu de la silhouette brusquement évanouie, peut-être érigera-t-on quelque stèle badigeonnée de respect et de regret, feignant l’alliance de la malchance et du malheur.

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