Publié par : xavier bordes | 17 juillet 2017

Conjectures solaires d’une vérité pour personne


Conjectures solaires d’une vérité pour personne

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L’oeuvre d’art – de même que l’oeuvre de langage – recèle de la poésie dès lors qu’elle signe l’interface entre le monde et le monde.

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Le seuil du sanctuaire pose une face de l’identique comme « profane » et l’autre comme « sacrée ». L’espace est baptisé sacré grâce à la Parole, laquelle ne change rien, excepté elle-même qui se change en Tout.

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Ils ont appelé cela le « monde intérieur », une expression comme une autre, pour faire semblant.

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Feignons qu’il existe un « dehors » pour nous donner une contenance, pour posséder un « dedans » que cerne une enceinte de paroles – souvent en papier !

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Nous sommes sur le chemin qui mène au temple vide, entre deux alignées de pins japonais. En travers, le Torii d’un beau vermillon ocré. En deçà / au-delà.

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Comme on passe sous un arc de triomphe : d’un côté nous sommes au monde, de l’autre le monde est à nous. D’un côté nous sommes le monde, et de l’autre le monde, c’est nous.

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Seul le signe franchi que nous pensons, fût-il immatériel, donne existence au temps de nos vies. D’où le goût, chez les artistes, pour la transgression…

 

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