Publié par : Xavier Bordes | 30 avril 2018

Après tout…


Après tout…

 .

Les choses, les êtres, continûment
s’évanouissent dans le passé !
Un pénomène auquel jamais je ne me suis
habitué – cette désertion constante
par afflux d’un futur qui ne se laisse
que rarement prévoir !
.
Jeune on se tourne avec un optimisme
souvent fallacieux vers des lendemains riants,
on se nourrit de l’espoir lumineux
d’atteindre à ce qui va corriger un présent
qu’on juge insatisfaisant du haut
de notre ignorance de ce qu’est la vie…
.
Vieux, on n’est plus dupe : on se découvre avoir été
insensiblement par les expériences
et les subtiles, innombrables, déceptions
amené dans les parages d’un plus raisonnable
pessimisme – qu’à chaque instant
les nouvelles de l’époque s’appliquent à confirmer.
.
C’est le moment de s’adresser à la poésie
pour qu’elle nous confirme la perte et la disparition
en nous en consolant à travers les résurrections
et les rêveries que nous permet la langue maternelle
avec ses sonorités concrètes, sa musique inchangée
depuis notre naissance : seule la langue, oui, seule
.
la langue de notre pensée la plus instinctive,
notre seul bien, l’audible mer où nous baignons,
ne nous abandonne pas tant que nous
ne nous sommes pas abandonnés nous-mêmes…

 

.


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