Publié par : Franciscus Bordus | 29 avril 2019

En V comme Vie


En V comme Vie
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Unique à son origine, le poème bifide avance en s’écartant de son propre sens et son angle recueille.
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Si distendu qu’il soit au sein de l’éventail des heures, jamais l’invisible lien n’est rompu.
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Un nuage d’ouate. Pour la plaie ou le ciel ?… Retenons-nous d’en décider pour préserver l’harmonie.
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Je ne me dédouble pas, je n’entretiens pas d’écho. Je diverge sans me quitter.
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Piégé dans la souche du réel comme la main de Milon ? Le poème, coin entre les lèvres martelé, dilate la fente et te sauve du lion.
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Il faut être mort depuis quelques années pour qu’on se rende compte de ce que votre poésie était moins banale qu’on ne l’avait cru. La mort surprend toujours.
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Audacieuse jeunesse, je loue ta téméraire insolence : soit elle t’anéantira, soit elle apprendra aux vieux singes des grimaces nouvelles.
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Ceux qui n’ont rien à prouver m’impressionnent comme des chênes inébranlables. Je m’incline devant eux comme un roseau plie au vent.


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