Publié par : xavier bordes | 30 avril 2019

À celui qui sut fêter une enfance


 

À celui qui sut fêter une enfance
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Quoi de plus beau qu’un de ces fils du vent en plein galop
à travers l’engane quand l’embrun de mer
mêle à leurs crinières le souvenir d’une statue de sel
fille ou femme de l’Eau tendre cousine de l’Aphrodite
que l’on voyait jadis cheveux libres comme fleurs de cytise
nue et sculpturale chevaucher à cru
l’échine d’un camargue à la robe argentée
tout au long du littoral
.
.                                  Si tu n’as pas connu l’amitié d’un cheval
Avec ce clair hennissement du plus loin qu’il t’aperçoit
Ce regard confiant sous la mèche d’une longue tête
Ces lèvres veloutées au creux de la paume qui récompense
Ce flanc dont frémit le pelage sous la caresse
Membres puissants croupe moirée au soleil paturons déliés
je comprends que tu sois réfractaire à la beauté des choses
ou l’amour des animaux
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