Publié par : Xavier Bordes | 26 septembre 2019

L’astre du vertige


L’astre du vertige
.
Que léguer puisque le gouffre s’ouvre
et que rien n’améliore les choses
au point que dans les noirs tréfonds
l’on ne devine rien que des astres morts
.
Le chirurgien tranche avec un espoir
brillant comme son scalpel
.
Le paysan s’échine sur ses machines
socs luisants, herses à crocs, râteaux…
.
L’enfant embrouille joyeusement sur un mur
ses ellipses et ses hyperboles de couleurs
.
Une veuve tourne au coin du carrefour
Trois poireaux hirsutes excèdent son sac
.
Au fond de l’abîme, oui, étrange soleil
cette main qui déploie en éventail
les cartes de son jeu de mélancolie
feignant que tout n’est pas perdu

.


Responses

  1. À l’ombre qui passe au bas du poème. L’aider à porter son cabas échevelé.


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