Publié par : Xavier Bordes | 29 septembre 2019

Dix minutes en automne


Dix minutes en automne
.
Avec leurs pages blanches
enroulées autour de leurs troncs les bouleaux
font rêver l’automne d’écrire
tous ces poèmes inspirés par la brise
qui fronce leurs reflets dans la sérénité
de la rivière où par deux nagent les cygnes
.
Les feuilles tirent au ciel
leurs langues roses, quelques unes
déjà rouges comme si elles avaient
communié à l’aurore
Au faîte d’une maison lasse et vieille
avant l’heure la nuit défraîchie
referme ses ailes de chauve-souris
sur l’horizon en train de migrer vers le Sud
.
Un promeneur par le sentier tordu
approche de la ferme abandonnée
Volets clos de bois gris-argent
Dans la poussière de foin de la grange
par le regard de ses phares ternes
inerte une auto guette le néant
.
Cet automne-là était du présent
il y a cinquante ans en arrière
Soudain m’oubliant tout à fait moi-même
m’y voici un instant par le souvenir
les jambes lasses et les genoux pénibles
Pourquoi  c e t  i n s t a n t  avec son odeur de champignons
moisis et d’orties flagellées par les averses
p l u t ô t  q u’ u n  a u t r e  Nul n’en saura jamais rien

.


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