Publié par : Xavier Bordes | 19 février 2020

Trautmannshofen


Trautmannshofen
.
Poème pareil à une jument complice
qui nous emmène où elle veut
regard conscient et naseaux de velours
le cou svelte et puissant
la croupe luisante d’où cascade
une chevelure caudale
.
Discrètement âcre l’odeur de sa robe
amber-champagne au soleil d’octobre
.
Le rite à l’orée de la forêt ombreuse
pousse à piaffer du sabot
puis on entre sous la futaie
au sol bruissant nappé de feuilles mortes
en songeant à la ruine du burg Wolfstein
à jamais figée au-milieu d’un autre siècle
Douceur de l’automne en Bavière
.
Le visage enfoui dans la crinière drue éviter
les branches basses était pure tendresse

.


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :