Publié par : Xavier Bordes | 26 septembre 2021

Apprivoiser la foudre


 

Apprivoiser la foudre
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Tantôt prasin, tantôt vert-de-gris à rebrousse-vent, l’olivier vigilant sur la frontière entre l’être et l’exister, là-bas / ici, telles que nous sont dictées toutes choses.

Ce qu’on appelle « le monde », c’est le chaos turbulent quand il regarde fixement une personne humaine.

Que la rose du vitrail me regarde, je la vois être « rose »; qu’elle ne me regarde pas et le vitrail n’est plus qu’une pagaille lumineuse.

Je crois qu’en matière de parole, concernant le style du poème, il faut avoir la révolution discrète.

Durant les nuits solitaires, la rumeur du sang se fait si nette qu’on y détecte le rythme imprimé sur le silence par l’absence de l’être aimé, comme on reconnaît sur la neige les pas étoilés d’un oiseau familier.

Cette immaculée pureté qui nous dérobe le sol que nous habitons a besoin de signes pour le révéler, les nôtres sont d’une encre composée de salive et de suie – qui est cendre du corps d’Éros consumé.


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