Publié par : Xavier Bordes | 10 février 2012

6. Égine et le golfe


Tu te remémores Égine et, peints sur la fresque bleue des eaux,
Comme des scolopendres les navires à la haute poupe incurvée,
Dont à l’étrave un œil guide le rostre   :  «   Ïaï-ïaï-ïatâtaï   !» les irascibles
Capitaines ridés frappant leurs cannes d’ivoire aux cuivres des bordages   !

Le golfe où le roi s’est noyé a toujours son ancienne beauté
Malgré les fûts métalliques des raffineries et les tankers
En attente à diverses hauteurs de mer… Aujourd’hui
Rien ne bouge. Le jour est serein. Les rivages sont déserts…

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La baraque couverte de tags comme une gare à Paris…

Ce sera bientôt l’équinoxe de décembre et la pleine lune,
Malgré le grand jour d’en-haut, s’inquiète de ce que je griffonne
Sur un carnet neuf quelques lignes d’enfant étonné
Qui regarde par la fenêtre le paysage filer sur des roues

Invisibles, exactement comme tout ce que je suis ici le seul à voir.


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