Spéculations
Ils manifestent qu’ils savent et se disent philosophes. Toi poète, tu n’es pas philosophe. Et tu ne sais rien.
Ils ont des esprits si riches, qu’ils sont encombrés comme les appartements bourgeois des années 1900. Chez toi, un vide zen, une pauvreté monastique.
C’est à se demander si dans ta boîte crânienne, il reste des neurones, et non le seul vide immense qui est prescience d’affronter l’infini.
Peut-être, projeté par un reliquat de mémoire, sur la courbe paroi d’os, l’image d’une jeune fille aux longs cheveux bruns, au regard mélancolique.
Et aussi, juste ce qu’il faut de moëlle dans un coin pour agiter en l’ordre nécessaire tes doigts sur les trous du roseau afin d’égrener une douleur qui n’est pas la tienne.



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