Parabole
Une voix fraîche, une cascade qui jette son manteau d’eau sur vos épaules nues par une journée bleue de juillet,
C’est cela qu’au fond de toi recherche cet étrange bruit de ruche qu’on nomme “la parole”.
Elle veut qu’à travers une haleine de menthe et de fenouil, dès qu’une à une les heures du clocher s’abattent sur les champs à l’instar de colombes roses,
On lui offre un monde – qu’elle survolera tel un ciel où dansent au gré de la brise des milliers de cerfs-volants multicolores, à perte de vue.
Chacun comme une étoile tirant sur son fil, plus ou moins indiscernable, et par lui relié à l’un d’entre nous afin qu’il soit sensible au moindre souffle ou frémissement de l’invisible…
…Un moment – s’il survient – qu’on reconnaît à une odeur de mer, à une rumeur d’écume qui scintille et grelotte à la façon d’un champ couvert, à profusion, de marguerites :
Pour le poème alors, il suffira d’en cueillir une, puis d’en effeuiller les petites pages immaculées – “Je t’aime, un peu, beaucoup…”- en ayant soin de mettre le point final juste après “passionnément”.



Laisser un commentaire