Publié par : Xavier Bordes | 6 juillet 2012

SANS LOUVOYER


 

                                                                   SANS LOUVOYER

                          

 

Au constat rétrospectif que les choses avaient mal commencé, il opposait qu’elles ne pouvaient donc pas bien finir ! En somme, à la sécheresse, c’est l’inondation qui répondait en noyant le désert et raflant sur son passage, pèle-mêle, dattiers, buissons épineux, automobiles, maisons d’adobe ou de béton.

 

A travers les climats et les terres, le soleil agitait d’est en ouest son balancier d’or comme un encensoir, d’abord si lentement… et maintenant de plus en plus vite, si bien que le parfum de vie qui s’en dégageait devenait plus intense, alors même que la braise s’amenuisait !

 

Quelle patience dans les aulx, dans l’étang où macèrent des carpes sentimentales, dans les roseaux qui cachent des fauvettes aux cris de silex entrechoqués, d’où s’échappe de temps à autre une étincelle de silence… Plutôt que de changer ma vie pour une autre région, je l’ai changée pour un autre bonheur.

 

Depuis, le rempart d’une indifférence de pierre me protège des sensibleries imbéciles, des séductions frelatées, des mensonges destinés à remuer des coeurs simples, pour des buts inavouables. Je garde le cap fixé sur mon étoile, la main sur l’épaule de mon amour, et je ne cille pas sous les insultes.

 

 

 

 


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