DÉCHARGE
La casse générale du monde que j’ai connu se poursuit imperturbable dans une nuit que n’efface pas le jour…
C’est à l’image de l’énorme étrave des vaisseaux géants, pétroliers, porte-containers, paquebots illuminés, qui dans l’obscurité,
Sans se soucier des vieux chalutiers rouillés ou des pauvres barques de pêcheurs, traversent la mer tout droit vers un but inconnu.
Pendant ce temps la planète changée en passoire se vide d’espèces vivantes et le poids de l’homme écrase tout
Au point de s’écraser lui-même
Sur le puant ossuaire amoncelé de ses rêves défunts : décharge d’espoirs en pleine décomposition.



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