Arboré
Arbre, disait-elle, j’avais peur de m’enraciner…
Mais moi j’aimais la rêveuse immobilité
Qui a ses façons propres de recueillir lentement
L’impalpable espace
De désigner chaque astre de la nuit avec la pointe d’une branche
De me déplacer à travers le vent sans changer d’endroit
Tandis que la terre me nourrit d’ambre visqueux et minéral
J’aimais être habité
Sous l’écorce j’étais heureux.



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