Publié par : Xavier Bordes | 1 août 2012

ARBORE


                 Arboré

 

Arbre, disait-elle, j’avais peur de m’enraciner…

Mais moi j’aimais la rêveuse immobilité

Qui a ses façons propres de recueillir lentement

L’impalpable espace 

De désigner chaque astre de la nuit avec la pointe d’une branche

De me déplacer à travers le vent sans changer d’endroit

Tandis que la terre me nourrit d’ambre visqueux et minéral

J’aimais être habité

Sous l’écorce j’étais heureux.

 

 

 


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