RECITATIF
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J’écoute l’aube et la traîne obscure et soyeuse
De la nuit qui s’enfuit sur la route des pins et l’oiseau qui ricane
J’écoute la terre en voyage au coeur d’un mystique silence
Et le ciel où les anges bleus se déguisent en vents
Pour chanter l’infini qu’ils poussent devant eux et qui précipite
En nuages de lait dans la lumière aux nuances de thé
J’entends que j’ai vieilli et que le monde change
Une moto effarouche quelque part la campagne lointaine
Tout va si vite que bientôt le temps va m’échapper
Futur Passé Présent m’effaceront de leurs listes vivantes
Même les pierres m’auront oublié.



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