Publié par : Xavier Bordes | 13 septembre 2012

PERFECTION


                     PERFECTION

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Ne parlant qu’au vent froid qui change et qui bifurque

Tour à tour il disait les joies et les douleurs,

Les fragiles amours et les solides haines

Rimant avec les mots de «condition humaine»…

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Qu’il existe un mystère, absurde et sans secret,

Tel ce verre où la guêpe obsédante s’obstine,

Il s’amusait à l’affubler des couleurs de l’attente…

Anticipant l’éternité par le chant qui l’absente.

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Tournez, chevaux dorés, beaux soleils alezans,

Vous nous accélérez le vertige des ans !

Heures, jeunes beautés aux fraîcheurs d’églantines !

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À l’abri de mes vers hibernant comme un ours,

Je regarde filer le plus clair de mes jours

Vers cette rose noire au loin que je devine.

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