Publié par : Xavier Bordes | 19 novembre 2012

97. INSTANTANÉ DE VACANCES


97. INSTANTANÉ DE VACANCES

À midi, dans la tiédeur d’un été d’eaux rayées, la lune sur l’étang faisait la sieste en rêvant de zèbres de Grévy…

Parmi les pierres de la forêt, serpentait au pied de la falaise une rivière que descendait une embarcation où pagayaient deux filles riant aux éclats.

Presque nues, elles ont plongé tour à tour en bousculant l’astre pâle, les rides du reflet, puis lorsqu’elle sont remontées à bord en presque chavirant leur léger esquif, peu à peu l’émiettement des choses a cessé, la surface s’est rassérénée.

Les frondaisons vert-bouteille ont retrouvé leur profondeur, le canot s’est éloigné joyeusement vers l’aval avec ses gamines bronzées aux cheveux collés sur la nuque, dont l’écho prolongeait les éclats de voix désormais lointains.

Encore un ou deux kilomètres, et ce serait la baie bleue qui s’ouvre sous les pins du littoral, l’horizon surplombé d’une paire de nuages, le cap bleui par la distance, avec la paillotte de la discothèque où les copains attendent en sirotant des bières.


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