Publié par : Xavier Bordes | 12 juin 2013
Prose agacée
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Prose agacée
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Hélas, le monde veut ressembler à l’amour que l’on éprouve pour lui. Mais ce semblant, sitôt qu’il n’est plus honnête, devient aussitôt détestable. Eschyle à la différence des fabricants de séries télévisées, ne visait pas à flatter les bas instincts du vulgaire pour en tirer de l’argent. Les médias, ce n’est plus d’offrir au monde une occasion de se ressembler, leur seul but est juste de capter les spectateurs d’espaces publicitaires. De cela, le songe véritable a disparu, c’est un ersatz qui déroule son film convenu de meurtres et d’amants sur les écrans.
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Je hais l’hypocrisie de ce tapis de clichés narratifs. Plus d’information, plus de fictions libres et sincères : de la propagande, encore et toujours de la propagande à formater – selon le mot informatique – les cervelles, sournoise, distillant son poison dans les coins de l’image où l’on voit sans regarder, enregistre sans savoir. Diriger les désirs en laissant l’illusion de la liberté, tel est l’objectif. Si les choix engendrés par ces désirs allaient dans le sens du mieux pour tous, on ne s’en soucierait pas. Au service de quelques uns, non !
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