Publié par : Xavier Bordes | 12 juin 2013

Trinité


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Trinité

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Je ne vois plus passer les hirondelles. Jadis elle nichaient sous le porche. Maison et pays de ce temps-là : disparus. À chacun sa mesure de bonheur, mais le sage voudrait savoir qui en décide.

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Brève, mais chantante, la vie des oiseaux. Que j’aimerais comme eux accéder au moins au troisième ciel ! Une joie nue, telle une beauté qui joue dans un bassin où tremble le jour.

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Infime serait la solitude si notre amour, carpe d’or, ne s’interposait pas entre le monde et nous. Gardienne de l’éternité, à la surface des choses elle gobe les anges impurs.


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