Publié par : Xavier Bordes | 13 juillet 2013

« Archè »


epidaure_0928

Archè

.

L’existence cet amphithéâtre est comparable

à visiter au détour des collines les arcs de pierre

concentriques d’Épidaure

D’en bas les pieds dans la poudre la tête

au cœur de la réverbération du son

Splendeur cernée

les gradins à gravir en posant les pieds

sur l’invisible impressionnant escalier des siècles

Peu à peu on se dégage du regard étroit

La vue s’éloigne à travers les vallées tachetées

de forêts chênes-verts oliviers lentisques

Arrivé au plus haut le souffle court ainsi qu’il sied

aux vieillards l’on embrasse d’un coup d’oeil

le Péloponnèse et le petit cercle de la scène

d’où l’on vient comme naissant à la grandeur

Les humains y ont l’air de nains

tandis que leurs paroles sont aussi

nette que si c’était à deux pas qu’elles avaient

été prononcées

Après quelques notes sur la flûte encore

suivies d’un long regard sur la terre des dieux

l’heure vient de s’en retourner

Nous voici à l’âge où nous n’avons plus rien

à demander à notre monde

.


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