Clair-obscur
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Je suis née dans un sourire, dit-elle. C’est comme ça.
Je la regarde irradier la pénombre d’une aube blême
Et mouvoir à travers la chambre sa nudité désinvolte
Penchés par la fenêtre les bambous voyeurs d’émotion
se figent alors que les survolent de très haut les nuages
qui filant ensemble vers l’est chassent en meute l’infini
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Tourné vers la psyché de ma lumineuse Aphrodite qui
s’absorbe aux choix de vêtements et compulse un par un
des cintres dans l’armoire avec chaque fois un petit bruit
sec – Ça non, ça non, pas aujourd’hui, ça oui, ça peut-être,
qu’est-ce que tu en penses ? En tout cas pas ça ! – Soudain
s’avance derrière-elle une forme lourde et noire qui paraît
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née en enfer et je découvre avec dégoût que c’est la mienne.
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