Publié par : Xavier Bordes | 29 août 2015
Longue attente
.
Les lauriers les oliviers les pins les chênes-liège
le moindre brin d’herbe à peine sorti de graine
les marcassins les faons les canetons les oisillons
de toutes plumes – savent comment gérer leur vie
.
Or pour ma part – soixante-dix ans passés ! – je ne suis
pas certain d’en avoir vraiment compris le mode
d’emploi. Constamment je bifurque, je perds le sentier
pour me retrouver sans l’avoir voulu dans quelque
clairière où les erreurs poussent comme des champignons
.
Qui me fera savoir si celle-ci (qui a la bague au pied
et le chapeau d’un vermillon luisant et séduisant) devrait
ou non être cueillie – Oronge ou bolet ? Faut-il attendre ?
Car j’ai souvent ouï-dire qu’un bolet s’attend… Mais
à quoi ? À ce que l’une d’entre nos erreurs soit la dernière ?
.
À ce que manque la page avec la liste des fruits défendus ?
À ce que le trajet de grande randonnée s’achève plus tôt
que prévu ? Ainsi donc, poète timoré, dans la clairière
aux erreurs j’attends – j’attends ! – tout en observant les nuages.
.
Attends, n’écris-tu pas ? 😉 écrivant, attends-tu ? et cela ne vient -t-il pas ?
By: Eric LN on 29 août 2015
at 7:51
J’attends le poème parfait. C’est toujours la promesse du prochain…
By: xavier bordes on 29 août 2015
at 9:54