Classicisme
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Celui qui déplore n’est pas celui
qui habite ton corps Ses sanglots
ne sont pas ceux qui secouent ta chair
Ce qu’ils ébranlent comme un séisme
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c’est le legs reçu des millénaires celui
de ta langue maternelle Et tu as peine
à ne pas la briser, à éviter que son coeur
occulte n’éclate en aspergeant les choses
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d’une salive absurde Une écume insensée
mais vitale comme le sang qui gicle
de la poitrine poignardée Un jet dont meurt
le poème tout soudain à bout de souffle…
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