Publié par : Xavier Bordes | 13 février 2016
Glasnost
Glasnost
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Un hiver qui semblait tout juste sorti d’un sépulcre
régnait là où le sédentaire eût volontiers
installé juillet à demeure
avec des filles en jupes courtes qui rieuses
passent sur la route
en se racontant des histoires de coccinelles
et de garçons obtus et maladroits
.
Sur le quai de la gare un juge attend
dans sa toge de jais lustrée une serviette en cuir
nuance tabac contre sa poitrine
Ses lunettes Le verre de gauche est fendu
Il respire une buée sitôt dissipée
.
Peut-être en un fracas de freins qui grincent
sur l’acier des rails un train viendra-t-il
raccorder les brisures d’un réel
épars ainsi que pattes d’araignée
.
Pensif tu revois cette glace d’un magasin
(Le boulanger semble-t-il)
qu’une pierre avait étoilée merveilleusement
Tu as oublié qui était le coupable
mais toute la bande s’était éparpillée
« comme une volée de moineaux »
.
Une étoile – disait Joe Bousquet –
n’a de limite qu’en son centre !
sourire Boris comme c’est joli merci:)
By: Le Jardin Secrêt De Marguerite on 15 février 2016
at 10:59