Détachement
.
Souvent je songe à ces médecins légistes
qui se penchent sur la puanteur des cadavres
lorsque je m’incline sur les personnages que chaque jour
je fus à cause de ce profond dégoût
que par bourrasques et crises m’inspire l’humanité
.
Combien j’admire ces gens légers inconscients optimistes
Héroïques rescapés des galeries sombres de la vie
ou bien esprits chanceux et naturellement bien tournés
qu’aucun miroir ne force à rencontrer leur vérité
.
Le coeur serré j’observe par la fenêtre
minuscule un pouillot véloce explorer le lierre de la haie
Même les êtres qu’on s’exténue à aimer –
leur existence à la fin ne nous console plus
.
Cette fuite, cet abandon des choses dont une à une
insidieusement
les radicelles se détachent de nous
ne laisse sur ses multiples trajectoires
que déception et coeurs broyés
.



merci votre écriture me fait penser aux poèmes de Rimbaud ou Verlaine .
By: Le Jardin Secrêt De Marguerite on 15 février 2016
at 10:53