Émule d’Apulus
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Masqué de transparence j’ai senti
le vent émouvoir mes feuilles
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Il est venu sans m’avertir en apportant
les huit dings d’une cloche éloignée
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L’infini était au programme de l’azur
où s’évanouissait un mince arc lunaire
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À la nouvelle lune les abeilles s’affairent
Le jasmin les sollicite constamment
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Sur les brindilles que sont devenus
mes doigts se posent les passereaux
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La patience qu’il faut pour tenir debout
sur un pied ancré dans la terre j’avoue
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que jusqu’alors je n’en avais pas idée
De crampes j’ai souvent sué de l’ambre
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Depuis je compte les heures les jours
m’habillant de vert si c’est la saison !
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