Aveu
Je suis troublé par tous ces êtres qui écrivent des choses très brillantes, ont le génie de tous les domaines, provoquent par la qualité de leurs œuvres toutes sortes de colloques et d’études les concernant… et moi, je lis ces savants admirés, je cherche en quoi ils sont admirables et, à quelques rares exceptions près, je m’ennuie bêtement à les lire, leurs livres intelligents m’endorment à la troisième page, et ils me glissent des mains. Il y a le cercle d’une société où des « cultivés », des érudits semble-t-il (je ne dis pas des cuistres), s’encensent de connivence, louent réciproquement leurs travaux, non sans un mépris manifeste pour les humains « ordinaires ». Et « hors de la cité », il y a d’autres créateurs, insoucieux de faire constamment sous-entendre la vastité de leur savoir et l’acuité de leurs capacités de pénétration intellectuelle – et qui, eux, dans la pénombre entretenue, parlent simplement de ce qui fait leur singularité quotidienne d’êtres humains. D’un côté les Voiture, les De Léris et les Boileau. De l’autre les La Fontaine, les Verlaine, les Apollinaire.



C’est hélas vrai des poètes aussi…
By: barbarasoleil on 31 octobre 2021
at 2:08
OK, en fait les noms cités, en exemples, sont de poètes. J’en prends… pour mon grade 🙂
By: Xavier Bordes on 31 octobre 2021
at 2:12
Non…C’était seulement ce que j’observe chaque jour…
J’ai acheté le recueil de Caroline très justement préfacé par vos soins…
Il y a là à s’émouvoir et à vivre…et peu en parleront…
Mes amitiés…
By: barbarasoleil on 31 octobre 2021
at 2:15
Quand un livre nous glisse des mains, on se sent encore plus seul.
By: lievenn on 5 novembre 2021
at 10:57