Lézardes secrètes
Étrangeté mais gloire du poème
que de tracer noir sur blanc
les fêlures des fragilités humaines
Qu’il ne soit pas dit que l’on n’aura pas dit ces minces vérités
qui nous minent ainsi que le vase de Sully – « N’y touchez pas… » – Si !
Justement ! qui rédige un poème
fût-ce avec l’air de n’y pas toucher
y touche,
doit y toucher pour son salut et
comme les potiers chán’ d’Extrême-Orient
souligner d’un trait d’argent
le trajet silencieux de la fente par où
le museau du danger se laisse entrevoir au soleil
ainsi qu’un margouillat qui cherche la lumière afin de réchauffer sa vie



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