À la Source…
En ruisselant descendue de l’altitude immaculée
te voici froide et transparente comme un fluant
itinéraire soucieux de ne jamais quitter
la pesanteur de notre monde
te voici bavarde intarissable tendant ton miroir
au ciel aux nuages aux frondaisons
bref à tout ce que tu traverses
Assis sur tes rives les passants éphémères d’ici-bas
viennent pêcher des reflets d’argent
qu’ils ramènent serrés dans un lit de feuilles fraîches
et qu’ils admirent pensifs une fois rentrés au logis
en consultant la fragrance du rêve qui
sur leur écailleux corps
tout spasmodique encore brille
des signes d’une inextinguible survie



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