Accélérations
Certains matins je sens dans ma poitrine
un cheval fou galoper vers l’abîme
qui se cabre et se calme au tout dernier moment
Le jour n’est pas levé les façades éteintes
attestent que la ville est encore endormie
Seule dans la rue vide une forme fantomatique
promène en laisse un chien qui n’a jamais grandi
Je n’en puis faire autant avec mon “crazy horse”
que défie l’insondé d’une intérieure nuit
aussitôt rétrécie dès que l’aube s’amorce
et que le réel, à la fois me fuit et revient en force



Pure beauté.
By: barbara Auzou on 11 janvier 2025
at 10:41