Présent parfait
Et donc Lyxès s’éloignait de lui-même
à mesure qu’il avance au long des corridors du temps
L’origine d’un bleu toujours plus pâle et la mer
droite au fond de la rue comme ce mur
contre lequel on compte les yeux fermés un deux
trois soleil avant de se retourner pour surprendre
ce qui a bougé ce qui a modifié imperceptiblement
l’amicale réalité à quoi nous étions accoutumés
Alors éclatait l’imparfait du présent comme éclate
la floraison d’un printemps rempli de fantômes
et visions de mariées semblables à ces photos
des albums de famille de jadis tellement mais
tellement mélancoliques – et Lyxés pense
en lui-même qu’il a connu certains de ces visages
dans leurs versions fripées par les années rideuses
Qu’importe Maintenant de toutes manières il ne restera
bientôt plus personne que le vaste présent désert…
Publié par : Xavier Bordes | 21 janvier 2026
Présent parfait
Publié dans COEUR DE CRISTAL COEUR DE SABLE, Deshérences, Litoribus adludit, survivance
Catégories
- Ascensions
- CARAVANIER DU SILENCE
- Dans la patience du jour
- Délassements
- Deshérences
- Ezra
- Hellenika
- Jeu bleu
- L. du vent bleu
- La Rose du Vitrail
- Litoribus adludit
- matière noire
- MINES DE RIENS
- Outre le Vent et l'Écho
- Poèmes des ans incertains
- Poésie en vers et en prose
- SITES AMERS
- Sous gréement de fortune – poèmes
- Statue de sel
- SUITE INCERTAINE
- Sur le motif
- survivance
- Timbres-poste



Laisser un commentaire