Scribe emboué
Cette boue invisible, élastique
en laquelle bientôt
c’est jusqu’au cou que tu seras englué
s’appelle la vieillesse
Elle freine tes mouvements
inhibe même tes intentions
Tes pensées consomment davantage de temps
pour arriver à leur zénith et souvent
elles sont déplumées, ruinées quand elles y parviennent
tels ces nuages déchiquetés par un soleil trop intense
Il ne te reste alors pour avoir joué les Icares
qu’un éparpillement sporadique de mots au sein
d’une éternité de blancheur que seul tu vois
d’un bleu turquoise et qui certes
n’a pas de visage pour sourire
mais de toi pourtant se rit – immensément –
par toute la profondeur de son altitude narquoise !



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